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Il n'y a pas d'âge pour être vénéré. Au contraire, plus la gloire s'inscrit dans le temps, plus l'auteur prend de l"ampleur et rejoint le mythe. Marie-Henri Beyle, dit Stendhal, mort en 1842, aurait 170 ans aujourd'hui, et pourtant, il n'est pas seulement un écrivain incontournable des lettres françaises, il est encore un vivace sujet d'inspiration.

Il est ce flamboyant qui a tellement su décrire les envols des sens et les frustrations du coeur, la recherche de l' absolu et le cynisme social, l'amoureux de la France et le voyageur hédoniste. Il reste étonnament moderne, impatient, visionnaire, universel.

Le Stendhal Club et sa revue au service du maître

Les fans sont nombreux et les écrits qui louent le grand prosateur sont légion, pourtant depuis peu, les vrais passionnés ont désormais leur cercle , le Stendhal Club , présidé par Charles Dantzig, qui vient de lancer la Revue du Stendhal Club. Premier thème : le rose et le vert, couleurs fétiches de l'écrivain et titre d'un de ses romans inachevés. On trouve parmi les contributeurs : outre le président Charles Dantzig, Daniel Mendelsohn, Dominique Fernandez, l'éditrice Teresa Cremisi, le cinéaste Christophe Honoré...

Stendhal, tellement moderne et encore vivant

Celui qui inventa pour lui-même la notion de Beylisme dans son Journal ne savait pas à quel point il inspirerait les générations futures avec sa morale: "ne pas se prendre au sérieux, ni essayer de changer la réalité, mais plutôt la considérer comme un bal masqué". Le père de la cristallisation a su promouvoir l'hédonisme qui rime avec esthétique et le jeu. Comme l'avait écrit Philippe Sollers dans Trésor d'amour, évoquant Stendhal : le grand écrivain aimait à répéter à la fin de sa vie : « SFCDT », c’est-à-dire : « se foutre carrément de tout ». Une belle liberté qui explique peut-être la vivacité du culte et l'intensité de la fascination. CQFD.

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