"''Vous n'attendez quand même pas de moi que je commente ce genre de rumeurs !''" lance aux journalistes David Martinon, porte-parole de l'Elysée, le 5 octobre. Les journalistes le pressent de questions. Pourquoi Cécilia n'était-elle pas la veille à Sofia avec son mari ? Pourquoi est-elle devenue si absente depuis le 14 juillet, sa dernière apparition officielle ? Faut-il s'attendre à une séparation, à un divorce ? Depuis la pression n'a cessé de monter et atteint son paroxysme à la fin de la semaine dernière, lorsque le traditionnel point presse de l'Elysée a été annulé -une première !- pour être reporté au lundi 15 octobre. Vendredi 12, l'Est Républicain, le seul journal auquel la première dame ait accordé une interview (sur son rôle dans la libération des infirmières bulgares), fait un coup d'éclat en annonçant sur son site internet : "''l'Elysée devrait annoncer le divorce des sarkozy dans la journée''". Il invoque des "sources proches de l'Elysée", souligne que "''Cecilia, qui a réalisé une série de photographies pour un magazine spécialement à cet effet, devrait s'expliquer dans les prochains et jours sur cette rupture spectaculaire''" et que "''les choses devraient aller assez vite car une procédure de divorce devrait être rapidement introduite auprès du tribunal de Nanterre''". Ce à quoi le porte-parole de l'Elysée répond, le même jour, par un refus de tout "''commentaire sur des rumeurs de presse''". Pourtant, la veille, le Nouvel Observateur s'est fait l'écho des confidences de Nicolas Sarkozy à son ami le président georgien Mikhail Sakachvili, le 30 septembre, lors du match de rugby France-Géorgie, sur sa "''future vie de célibataire''". ... Et La Tribune de Genève a dévoilé les escapades de Cecilia sur les bords du lac léman au plus fort de la polémique sur son rôle en Lybie. Le 7 octobre, elle ne participait pas à l'émission de France 2 "Vivement Dimanche", consacrée à son amie Rachida Dati. Le lendemain, elle était à Londres, pour préparer le mariage de sa fille Jeanne-Marie. Deux jours plus tard, elle était en Suisse... Une première dame fantôme, presque invisible depuis l'été, en tout cas dans les allées du pouvoir, son hypermédiatisation lors des obsèques de son premier mai, Jacques Martin, la non-installation du couple au palais de l'Elysée qui devait intervenir en septembre, l'embarras de l'Elysée quant aux rumeurs, les confidences du président sur sa future situation... Le couple Sarkozy doit clarifier sa situation. Ce couple qui avait tout pour faire rêver est-il fait pour durer ?
> Lire l'article