B comme Balenciaga. Une marque que l'on voit çà et là dans les grands magasins et sur un programme de Fashion week. Derrière le sigle, il y a un homme, un créateur, Cristobal Balenciaga. L'homme et ses créations sont à l'honneur dans "Balenciaga Paris", une exposition rétrospective en 170 vêtements au Musée de la Mode et du Textile de Paris, succursale des Arts Déco. Si Haute Couture rime avec perfection, c'est Balenciaga qui l'illustre le mieux... Les années 30, San Sebastian. Cristobal Balenciaga, la petite trentaine, ouvre sa deuxième maison de couture. A cette époque, il débute à peine son exploration, mais la ligne est déjà définie.Ses capes et robes du soir feront son succès à San Sebastian comme très vite dans ses nouvelles boutiques de Barcelone et Madrid. Le noir est profond, les coupes sont sobres et parfaites, classiquement ajustées, brodées avec minutie et précision. Balenciaga ne laisse rien au hasard. C'est un intransigeant de la simplification.Des mains de fée dans un gant de sévérité Fin des années 40, Paris. Quelques années en plus, quelques centimètres en moins... Mais il travaille toujours sur des robes longues finissant souvent avec une traîne. La façon et la matière se maîtrisent l'une et l'autre. De ses collections, on retiendra les velours, le taffetas et le satin, simplement sublimés. Des volumes aussi, qui ne se laissent jamais aller à la flatterie du corps, à l'inverse du New Look de Christian Dior (1947). A la ville, de jour comme de nuit, le maître adapte ses créations à la vie quotidienne des femmes de l'après guerre. Il introduit la redingote en lainage, les tailleurs en tweed et des étoffes, lourdes, presque rêches.
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